A l’origine de la peur : une mauvaise analyse du risque personnel !

By | 19/09/2021
The science of fear: what makes us afraid? - BBC Science Focus Magazine

Introduction

Après 18 mois de « crise covid » et presque 2 ans de circulation du SARS-CoV-2, quiconque étudie les statistiques de mortalité toute cause et/ou les statistiques du Covid (ici, ici et ici) ne peux que conclure qu’il s’agit d’un virus banal, bénin et qui ne devrait pour l’écrasante majorité des gens pas générer plus de peur que la grippe saisonnière (autrement dit, aucune peur du tout).

Pourtant, à ce jour, encore une grande majorité des gens reste effrayés par le covid voire pour certains, sont carrément terrorisés…

Comment expliquer un tel décalage entre la réalité de la non-dangerosité du virus et la perception des gens qu’il s’agit là d’un virus extrêmement grave ?

Bien sûr, 18 mois de propagande médiatico-politique et des GAFAM sont grandement responsables mais il y a quelque chose d’autre qui touche à la perception de la santé et des statistiques.

La santé, une question de hasard ?

J’ai remarqué à travers cette crise, que la santé est perçue par la majorité comme une question de hasard. Comme si tout ce qui nous arrivait en bien ou en mal au niveau de notre santé n’était dû qu’a un coup de chance/pas de chance…

Les statistiques de létalité, un absolu hasard ?

Le 2ème point expliquant la perception erronée de la dangerosité du Covid est une incompréhension totale de comment interpréter les statistiques de létalité !

Ces 2 points, mis ensemble, amènent à une analyse du risque personnel complètement erroné comme nous allons le détailler maintenant.

La perception erronée

Alors comment la majorité comprend-elle son risque vis-à-vis du covid ?

Et bien elle regarde la létalité telle que définie par les statistiques officielles, soit la létalité dite « apparente » (CFR en anglais, Case Fatality Rate). Celle-ci se calcule en rapportant le nombre de décès Covid au nombre de cas. Donc, à ce jour : 4’550’000 / 219’000’000 * 100 = 2.07% !

Il y aurait bien des choses à dire sur cette létalité apparente entre la validité des chiffres permettant de la calculer ou le fait qu’il ne s’agit pas de la létalité réelle (qui elle est calculée à partir du nombre total d’infections) mais je vais ici prendre ce chiffre comme la population le prends, soit pour argent comptant…

Donc quand la majorité lit ce chiffre, elle l’interprète comme « si j’attrape le covid, j’ai 2% de chance de mourir ».

Persuadé donc qu’il s’agit là d’une loterie. Comme si au moment d’attraper le covid, on tirait des dés (comme dans un jeu de rôle) et qu’on avait 2% d’y passer…

Cela amène les gens à penser par exemple, que si on laissait le virus « courir » sans « mesures », celui-ci infecterait 100% de la population et tuerait donc 2% de celle-ci (172’000 morts rien qu’en Suisse donc…).

Ou encore que si on prenait 100 personnes au hasard dans la population et qu’on les infectait avec le covid, 2 mourrait…

Pourquoi c’est faux ?

Cette perception est fausse pour 2 raisons.

  1. La santé n’est pas une question de hasard !

Tout notre univers fonctionne selon le principe de causalité (cause-conséquence, action-réaction).

Donc lorsque vous contractez un virus, ce qu’il va se passer ensuite n’est aucunement dû au hasard. Votre état de santé + ce que vous faites va définir le déroulement des évènements.

Au même titre que si j’attrape un virus informatique avec mon ordinateur, ce qui va se passer n’est pas dû au hasard. En fonction de si j’ai un antivirus, de la version de Windows, du niveau de mises à jour, etc… la suite peux varier fortement. Même chose avec le corps humain !

2. La population n’est pas uniforme !

Le chiffre de 2% de létalité est un simple calcul mathématique du nombre de décès par rapport au nombre de cas. Or on ne peut pas interpréter ce chiffre comme un risque pour la population car celle-ci n’est pas uniforme. Ce n’est absolument pas à prendre comme une analyse de risque personnel.

En effet, ce chiffre, bien qu’ayant un intérêt statistique, n’indique en rien quel est VOTRE risque. Pour connaître ce dernier, il faut décortiquer ce chiffre, général, pour voir ce qui correspond à VOTRE profil.

Il faut donc découper la létalité par :

  • Tranche d’âge
  • Comorbidités
  • Etat de santé général
  • Lieu de vie
  • Etc…

Une fois découpé la létalité par profil très précis de personne, alors vous pouvez établir votre analyse de risque personnel.

Celle-ci restera relative et non absolue car vous n’aurez jamais toutes les données nécessaires mais vous permettra d’identifier votre risque de manière plus précise que la létalité générale.

L’analyse de risque personnel !

Alors essayons de réaliser l’exercice !

Pour l’exemple, je vais utiliser les données du rapport hebdomadaire de l’OFSP (ici).

Tranche d’âgeTestsCasCas/TestsHospitalisationsHospi/CasDécèsDécès/Cas

0-9

377’098

25’074

6.65%

402

1.60%

2

0.01%

10-19

1’181’368

94’089

7.96%

205

0.22%

1

0.00%

20-29

1’797’524

147’061

8.18%

698

0.47%

3

0.00%

30-39

1’913’635

140’909

7.36%

1’283

0.91%

13

0.01%

40-49

1’554’264

129’112

8.31%

2’361

1.83%

43

0.03%

50-59

1’392’793

125’657

9.02%

4’526

3.60%

222

0.18%

60-69

805’213

68’803

8.54%

5’835

8.48%

728

1.06%

70-79

460’051

42’002

9.13%

7’609

18.12%

2’148

5.11%

80+

423’116

45’829

10.83%

9’835

21.46%

7’449

16.25%

TOTAL9’905’062818’5368.26%32’7544.00%10’6091.30%

Ajoutons à ces données par tranches, la question des comorbidités : 96% des décès avaient au moins 1 comorbidité

  • 61% maladie cardio-vasculaire
  • 61% hypertension
  • 28% maladies rénales chroniques

Il manquerait bien évidemment beaucoup de détail pour être précis, mais voyons déjà à quel point la perception peut changer lorsqu’on établit son analyse de risque personnel avec ces données.

Si on prend la létalité apparente générale, on a le chiffre de 1.30% ce qui peux sembler élevé.

Sauf que si on regarde les tranches d’âges, on s’aperçoit qu’en dessous de 50 ans, la létalité apparente est dans un ordre de 0.0XX% soit 100 fois moins !

On remarque également que 96% des décès étaient déjà atteint de maladies importantes.

Pour établir son analyse de risque personnel, il faut prendre en compte le maximum de détail pour établir un profil qui soit le plus proche possible du sien.

Donc, par exemple, un homme de 35 sans aucune des comorbidités citées ci-dessus, a un risque de décès avec le covid de pratiquement 0.

Oui vous avez bien lu, ZERO ! Aucune ! ça ne peut pas arriver ! Il s’agirait d’une anomalie statistique !

Et encore une fois, la santé n’est pas dû au hasard donc ce risque est à prendre comme une analyse statistique et rien d’absolu ! Lorsque vous voyez 0.01% de létalité, il ne faut pas comprendre 0.01% de chance/hasard de mourir mais il faut comprendre que 0.01% des cas dans cette tranche d’âge sont morts. Et ces 0.01% ne sont pas morts par hasard, il y a une ou des cause(s) à leurs décès. Et si vous ne partagez pas ces causes alors votre risque tombe à zéro. A défaut d’avoir suffisamment de détail pour pouvoir établir avec une précision totale votre risque réel, cet exercice doit vous permettre de vous donner une idée de votre risque relatif.

L’établissement de votre analyse de risque personnel doit vous permettre, notamment, de vous guider dans vos choix de vie. Ici par exemple, si vous êtes en surpoids, votre analyse de risque vis-à-vis du covid devrait vous encourager à améliorer votre hygiène de vie pour supprimer ce surpoids et ainsi diminuer votre risque relatif.

Nous verrons dans un prochain article comme améliorer votre santé !

Il est grand temps que ce que j’explique ici soit compris par le plus grand nombre afin de sortir une fois pour toute de cette psychose !

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